Procédés

Emiettage/ Tamisage/Enrobage

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L’emiettage a pour objectif de générer de petites particules agglomérées, destinées aux petits animaux (Poussin, cailles, …) à partir des granulés fabriqués.

L’appareil fonctionne avec 2 cylindres face à face dont l’écartement peut être réglé et dont dépend la taille finale des miettes. L’un de ces cylindres cannelés tourne à une vitesse supérieure, afin d’effectuer un « coupage » des granulés plutôt qu’un écrasement.

La production de miettes est couteuse, car pour obtenir des miettes de bonne qualité, il convient :

  • de broyer fin la farine, afin d’accroitre la tenue des granulés
  • de produire des granulés de très bonne qualité (bonne granulation et bon séchage/refroidissement)
  • de recycler les produits trop fins au niveau du tamisage et de les re-granuler, ce qui réduit globalement le débit de fabrication.

Le problème principal est celui de la fin du lot avec arrêt du cycle de recyclage des fines produites et re-granulation, le fabricant peut faire le choix de laisser les fines finales avec le lot ou de les éliminer. Dans certains cas, et notamment aux Etats unis, il n’y pas de recyclage, on parle alors communément de « miettes américaines ».

La séparation des fines est opérée par un tamisage classiquement sur des tamis plans autrement appelés « Planschister ». La présence trop importante de fines dans l’aliment peut être mal tolérée par certains animaux, mais aussi certains éleveurs.

Deux tamis peuvent être employés générant trois classes granulométriques :

  • Un gros tamis permettant de retenir des agglomérats ou d‘éventuels corps étrangers de grandes tailles. La majorité des granulés traverseront ce tamis et les grosses particules seront éliminées.
  • Un tamis fin retenant les granulés et permettant la sélection des fines particules qui seront recyclées sur la presse.

Pour éviter les encrassements des tamis, certains peuvent être équipés de billes de caoutchouc en mouvement dans leur partie inférieure.

Après tamisage, des liquides peuvent être incorporés à l'aliment au niveau d'une étape appelée enrobage par pulvérisation à l'extérieur des granulés. Il s'agit de la dernière opération de dosage et la formule n’est considérée définitivement terminée qu'à ce stade.

Pour les aliments destinés à des volailles, le recours à cette opération est fréquent. En effet, il est rarement possible d'incorporer la totalité des matières grasses liquides souhaitées par le formulateur avant la granulation, sans risquer la fragilisation des granulés. C'est également à ce stade que seront incorporés des produits liquides thermosensibles, comme des enzymes.

La plupart du temps, cette incorporation est effectuée sur un appareil extrêmement simple constitué :

  • d’une trémie avec deux niveaux
  • d'un système de dosage permettant la gestion du débit
  • d'une zone de pulvérisation
  • d’une vis de mélanges
  • d'une grille de rétention

La trémie dotée d’un niveau présence produit bas et d’un autre haut ainsi que le système de dosage vont permettre de gérer le débit de granulés en entrée d'enrobage. La difficulté principale de l'enrobage qui va assurer à la fois la conformité et l'homogénéité de répartition des liquides porte sur la gestion combinée des débits de granulés et de liquides.

Ces liquides sont amenés de leurs lieux de stockage au lieu d'incorporation (avec ou sans bac tampon) par des systèmes de tuyauteries et de pompes. Dans le cas des enzymes livrées généralement sous forme concentrée, une dilution aqueuse peut avoir lieu juste avant incorporation. Cette dilution constituera un élément essentiel de l'homogénéité de répartition de ce type de produit très actif.

Mise à jour le Jeudi, 20 Juin 2013 15:09  

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