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Usine et gestion de production

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LE PROCESSUS DE FABRICATION DECRIT ICI EST CELUI GENERAL DE L'ENSEMBLE DE LA PROFESSION DE LA NUTRITION ANIMALE. IL NE CORRESPOND PAS AUX PROCESSUS DE TECALIMAN.

Usine et gestion de production

La production rationnelle d’aliment du bétail est un maillon essentiel de la transformation et de la valorisation des produits végétaux en produits animaux (viande, lait, œuf). Cette transformation est faite à partir de formules composées de nombreuses matières premières globalement sèches et le maximum de matières premières liquides qui n’excèdent pas 10 à 12% de la formule finale.

Le coût de ces matières premières composant l’aliment doit être optimisé, car au moins 80 % du prix de l’aliment fini correspond à ce coût (Estimation SNIA 2013). Sur les 20 % restant, si les frais de transport et de distribution en élevage sont retirés, il ne reste que 12 à 13 % pour couvrir les coûts de fabrication des aliments qui comprendront : les investissements, la maintenance, les personnels, les contrôles et les énergies.

C’est une activité à faible marge avec une forte intensité des capitaux investis en, équipements et matériels, rendant l’activité de fabrication d’aliment du bétail très sensible aux volumes. Cela explique largement la typologie et le mode de production des usines :

  • Grands débits de production (Automatisation importante et peu de manipulation humaine)
  • Utilisation de la gravité pour limiter les coûts énergétiques de transfert dans les usines (Usine en hauteur)

Des compléments d’informations sur la situation économique du secteur pourront être obtenus sur www.nutritionanimale.org et sur www.coopdefrance.coop/fr/32/nutrition-animale/.

D’autres professions qui ne sont pas dans cette description sont partie prenante de la production des animaux d’élevage en aval de la production des aliments (prémélange en pulvérulents, extrusion ou  floconnage de matières premières, …) ou en parallèle (aliments liquides, aliments minéraux, …).

Le but de la fabrication d'un aliment du bétail est de mélanger, de la façon la plus homogène, diverses matières premières et composants pour apporter l’équilibre nutritionnel et la meilleure performance de conversion par les animaux. La complexité porte sur l’usage de matières premières et de composants aux caractéristiques technologiques et aux présentations variées.

La plupart d’entre-elles nécessitent un broyage et cette nécessité conditionne, par le positionnement de cette opération dans le process, la typologie des usines. Ainsi, elles se déclinent en 2 grands types de gestions des flux et d’enchaînement des opérations unitaires caractérisant le « diagramme » ou « flow sheet » soit :

  • Diagramme en prébroyage (voir figure). Dans ce cas les matières sont préalablement broyées individuellement et stockées avant dosage de la formule
  • Diagramme en prédosage (également improprement appelé en prémélange), dans ce cas toutes les matières premières composant une formule sont dosées, grossièrement mélangées, avant d’être broyées ensemble formule par formule

Le préfixe « pré » désignant laquelle de ces 2 opérations est effectuée en premier. L’un et l’autre se différencient par un broyage effectué en continu et, les autres opérations effectuées par batch et en discontinu. Ces dernières sont globalement placées dans le même ordre et ne sont dépendantes que du type de présentation de l’aliment final :

  • Soit en l’état : aliments dit « farines »
  • Soit sous forme compactée en granulés ou miettes, avec traitement thermique par injection de vapeur et compression dans des filières de formage.

Le conditionnement commercial apporte aussi une différenciation, on parlera alors d’aliments livrés en sacs ou en vrac.

Ces deux diagrammes ont des avantages et des inconvénients. La tendance actuelle est au diagramme mixte.

Le prébroyage a réputation d’assurer de bonnes performances de productivité du broyeur, mais nécessite pour une même matière première plusieurs silos de stockage pour répondre aux différentes moutures.

Le prédosage permet des usines plus simples, avec moins de silos de dosage, pour des usines multi-espèces et une bonne adéquation de mouture et de formulation, l’inconvénient sera le fractionnement d’une opération de broyage batch par batch, plus énergétivore, ainsi que tous les asservissements de pilotage induits.

Le mixte alliant un compromis productivité sur la ou les matières premières les plus utilisées et la souplesse de formulation.

D’une manière générale, en Europe, une usine dispose de peu de stocks de matières premières (environ 3 jours en moyenne sur dosage). La gestion de la production est en flux tiré, ce sont les commandes des aliments par les éleveurs, avec des délais de livraison très courts, 2 à 3 jours maximum, qui déclencheront  les ordres de fabrication.

Les achats de matières premières, dont les prix sont fluctuants et souvent spéculatifs, seront dépendants de la formulation d’aliments et du prévisionnel de consommation. La traçabilité des approvisionnements et des livraisons sont des points forts et déterminants de la profession, assurés par des logiciels de production performants.

La gestion de la qualité des aliments tient une place importante dans la profession de la nutrition animale. Elle doit répondre aux exigences des organismes certificateurs et de la certification professionnelle gérée par les bonnes pratiques de fabrication (OQUALIM – www.oqualim.fr). Des agréments spécifiques sont attribués par les pouvoirs publics aux usines selon leurs types de productions (usage de certains additifs, fabrication d’aliments médicamenteux, fabrication d’aliments exempts de salmonelles).

 

Mise à jour le Mercredi, 26 Juin 2013 07:59  

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